Prier le rosaire avec Anne-Gabrielle

Les mystères joyeux

Pour rendre la récitation du chapelet avec les enfants plus fervente et plus fructueuse, nous vous proposons une méditation pour chacun des mystères du rosaire, en lien avec la vie d’Anne-Gabrielle. Lorsque le Bon Dieu vient la chercher dans la nuit du 23 juillet 2010, Anne-Gabrielle a un chapelet enroulé autour de son poignet. Elle qui a offert tant de Je vous salue Marie durant sa maladie, semble tenir la main de Marie au moment de paraître devant le Père. Elle nous montre l’exemple de la confiance à mettre dans la récitation du chapelet.  

Vous trouverez ci-dessous les méditations pour les cinq mystères joyeux. Les méditations pour les mystères douloureux sont ici. Celle pour les mystères lumineux et glorieux seront publiées dans l’année.

En complément des méditations, nous proposons pour les enfants un dessin à commenter et à colorier.

Premier mystère joyeux : l’annonciation

Fruit du mystère : l’humilité

Lorsque l’ange Gabriel vient annoncer à Marie qu’elle va être la mère du Sauveur, celle-ci, dans un abandon total à la volonté de Dieu, répond : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole » (Lc 1,38). Aussitôt, par la vertu du Saint-Esprit, Jésus commence à grandir en elle.

Le jour de son baptême, les parents d’Anne-Gabrielle ont fait inscrire cette même phrase, en latin, au dos d’une image souvenir : Ecce ancilla Domini, « Je suis la servante du Seigneur ». Ils choisissent cette phrase comme une devise pour accompagner et guider leur fille vers le Bon Dieu, tout au long de sa vie.

Ô Jésus, Dieu a choisi pour vous la plus parfaite mais aussi la plus humble des mamans. Au lieu de tirer gloire et orgueil de cette maternité extraordinaire, Marie, éblouie par le mystère divin, s’est fait votre servante. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de savoir être discrets et humbles, de ne pas chercher le regard des autres mais de chercher à n’être vus que de Dieu seul.

 

Deuxième mystère joyeux : la visitation

Fruit du mystère : la charité fraternelle

Au moment de l’Annonciation, l’ange Gabriel apprend à la Vierge Marie que sa cousine Elisabeth attend elle aussi un enfant. Sans penser à sa propre fatigue ou à l’inconfort du voyage, Marie quitte en hâte sa maison pour aller aider et soutenir sa parente déjà âgée.

Alors qu’elle est à l’hôpital, Anne-Gabrielle manifeste également un grand oubli de soi. Elle réprime ses craintes et son émotion pour accueillir auprès d’elle des enfants que la maladie a rendus difformes. Sa Maman raconte qu’« elle prie dans le silence de son âme son Ange Gardien de lui donner du courage. Elle sourit alors à l’enfant qui entre dans sa chambre, sans rien montrer de sa crainte car, pour rien au monde, elle ne voudrait rajouter de la peine à ce petit être déjà douloureux. Au contraire, surmontant sa répulsion, elle lui offre une place à côté d’elle sur son lit et joue avec lui toute la journée. Elle lui offre ses gâteaux et cherche par tous les moyens à lui faire plaisir. » Envoyer ces enfants en souffrance vers Anne-Gabrielle n’était pas un choix sans arrière-pensée, comme en témoignent ces mots des infirmières : « On sait qu’elle, au moins, les accueillera bien. »

Ô Jésus, imitant les vertus de votre sainte Mère, Anne-Gabrielle a manifesté un très grand amour du prochain. Parce qu’elle vous voyait à travers les autres petits patients, elle a réussi à surmonter sa peur et sa répulsion pour leur ouvrir sa porte et son cœur avec générosité et tendresse. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de nous montrer attentifs et charitables envers ceux que Dieu place sur notre route, particulièrement ceux qui souffrent d’une maladie ou d’un handicap.

 

Troisième mystère joyeux : la nativité

Fruit du mystère : l’esprit de pauvreté

Dans la nuit de Noël, nous fêtons la naissance de l’Enfant-Jésus, le Sauveur promis par Dieu. Quelle joie sur terre et dans les cieux ! Si la Nativité est une fête particulièrement joyeuse n’oublions pas que c’est aussi une leçon de dépouillement, de nudité, de pauvreté. Jésus, Roi de l’univers, ne naît pas dans un palais resplendissant de pierreries mais sur la paille d’une crèche froide et sombre.

Anne-Gabrielle a retenu et fait sienne cette leçon du dénuement et du détachement. Quel douloureux sacrifice, pour cette jolie petite fille aux boucles brunes, de perdre sa belle chevelure. Par trois fois, elle renonce à cette parure naturelle. Dépassant sa souffrance, elle va même jusqu’à offrir ses cheveux pour orner l’un des enfants Jésus de cire, réalisés par les Carmélites d’Alençon, se réjouissant par avance : « quel bel enfant Jésus cela va faire ! » (avril 2009).

Ô Jésus, notre Roi et notre Dieu, en venant au monde dans la plus grande austérité, vous nous montrez combien la pauvreté permet de revenir à l’essentiel. Dans cette crèche froide et sombre, ce qui compte le plus, c’est vous ! Anne-Gabrielle l’a compris : en s’appauvrissant de ses cheveux, elle permet la confection d’un nouvel Enfant-Jésus. Nous qui vivons dans un monde de facilités et de profusion matérielle, demandons à Marie la grâce de cultiver en nous l’esprit de pauvreté pour que Jésus puisse toujours occuper la plus grande place dans nos cœurs.  

 

Quatrième mystère joyeux : la présentation de Jésus au temple

Fruit du mystère : la pureté et l’obéissance.

Quelques temps après la naissance de Jésus, se conformant à la loi de Moïse, ses parents l’emmènent au temple de Jérusalem. Là sont accomplis les rites de purification ainsi que la consécration de ce fils premier-né au Seigneur. De cette cérémonie que nous célébrons à la Chandeleur, deux vertus à faire grandir dans nos âmes dominent : l’obéissance à la volonté de Dieu inscrite dans la loi de Moïse et la pureté de nos cœurs.

L’exemple de la Sainte Famille peut nous sembler très lointain. Celui d’Anne-Gabrielle nous montre que ces vertus sont encore d’actualité et valent toujours la peine d’être vécues. Elle est décrite comme une petite fille obéissante vis-à-vis de ses parents et de sa maîtresse. Mais c’est surtout à la volonté de Dieu qu’Anne-Gabrielle se montre obéissante. Dans les dernières heures de sa vie, elle prononce dans un soupir : « Oh oui. Jésus » (23 juillet 2010). Ces quelques mots résument l’acceptation de sa maladie, de toutes ses souffrances et maintenant de sa mort.

Anne-Gabrielle nous montre aussi l’importance de la pureté. Elle est blessée par les images indécentes que l’on peut voir dans les journaux. Un jour, voyant l’une de ces photos au revers d’un dessin des Triplés, elle est très ébranlée : « Maman, j’ai vu quelque chose d’affreux … Une dame à moitié nue sur un journal. Pourquoi les dames se font-elles prendre en photo ainsi ? Que c’est mal… Comme c’est triste ! » (mai 2010).

Ô Jésus, comme vos saints parents, Anne-Gabrielle a rayonné par son obéissance à la volonté du Père et par la pureté de son âme. Dans cette dizaine, demandons à Marie des grâces pour faire grandir ces vertus en nos cœurs, pour les faire rayonner à notre tour.

 

Cinquième mystère joyeux : Jésus perdu et retrouvé dans le temple

Fruit du mystère : la recherche de Notre-Seigneur dans toutes nos actions

Alors que la Sainte Famille vient de séjourner à Jérusalem, Marie et Joseph ne trouvent pas Jésus dans la caravane qui rentre à Nazareth. Après trois jours d’inquiétude et de recherches, ils le découvrent assis dans le temple, au milieu des docteurs de la Loi. Jésus, qui se doit d’être aux affaires de son Père, étonne ces savants par ses questions et la sagesse de ses réponses.

Comme Marie et Joseph, soyons toujours à la recherche de Notre-Seigneur. Qu’il soit la fin de chacune de nos actions. De cette manière, nous chercherons davantage à faire le bien autour de nous. Anne-Gabrielle avait choisi Jésus comme but de ses actes, ainsi qu’en témoignent de nombreuses anecdotes. Elle rend service : « Je suis contente de pouvoir vous aider, maman » (septembre 2008) ; elle se montre généreuse « S’il vous plaît, laissez-moi céder ma part : cela me ferait tellement plaisir ! »  (avril-juillet 2010) ; elle prend soin des autres malgré sa fatigue et ses douleurs : « Et vous savez, je sais très bien masser. (…) Je n’ai pas de sciatique, moi. S’il vous plaît, cela me ferait tellement plaisir ! » (juillet 2010).

Ô Jésus, je veux faire de vous le but de ma vie et vous chercher avec amour comme vos parents vous ont cherché au retour de Jérusalem. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de garder les yeux fixés sur le Christ. Orienter vers lui nos pensées, nos paroles et nos actes nous préservera du péché.

REFLEXION SUR L’ILLUSTRATION

(à proposer avant la réalisation du coloriage)

 

Quels personnages est-ce que je reconnais sur ce dessin ?

  • Anne-Gabrielle

  • Une main mais on ne voit pas le visage de la personne à qui elle appartient

 

Que se passe-t-il ?

  • Anne-Gabrielle est assise sur une main, une main beaucoup plus grande qu’elle, une main qui la porte, une main qui rayonne. C’est la main de Dieu. Chacune de nos vies est ainsi entre les mains de Dieu.

  • Anne-Gabrielle sourit et ouvre les bras en signe de joie. Elle est heureuse car elle est enfant de Dieu et se sait aimée de Dieu. Elle lève les yeux vers son Père du Ciel pour lui montrer sa joie et sa gratitude. 

  • Les bras ouverts d’Anne-Gabrielle sont aussi le symbole de son acceptation et de son abandon à la volonté de Dieu. Elle accueille tout ce qu’il permet : les joies et les peines, les souffrances, la maladie et la mort.

  • Un chapelet encadre l’illustration avec les cinq dizaines des mystères joyeux.

Mystères joyeux.jpg