Prier le rosaire avec Anne-Gabrielle

Les mystères lumineux

Pour rendre la récitation du chapelet avec les enfants plus fervente et plus fructueuse, nous vous proposons une méditation pour chacun des mystères du rosaire, en lien avec la vie d’Anne-Gabrielle. Lorsque le Bon Dieu vient la chercher dans la nuit du 23 juillet 2010, Anne-Gabrielle a un chapelet enroulé autour de son poignet. Elle qui a offert tant de Je vous salue Marie durant sa maladie, semble tenir la main de Marie au moment de paraître devant le Père. Elle nous montre l’exemple de la confiance à mettre dans la récitation du chapelet.  

Vous trouverez ci-dessous les méditations pour les cinq mystères douloureux. Les méditations pour les mystères joyeux ont déjà été publiées ici, celles pour les mystères douloureux ici et celles pour les mystères glorieux ici.

En complément des méditations, nous proposons pour les enfants un dessin à commenter et à colorier.

Premier mystère lumineux : le baptême de Notre-Seigneur dans le Jourdain

Fruit du mystère : la fidélité dans les promesses du baptême

Après avoir mené une existence humble et cachée, pendant trente ans, dans le petit village de Nazareth, Jésus se rend sur les bords du Jourdain pour être baptisé par Jean. Une fois le rite accompli, tandis que Jésus sort de l’eau, le ciel s’ouvre et l’Esprit de Dieu descend sur lui, sous la forme d’une colombe. Au même instant, la voix du Père se fait entendre, révélant la divinité de Jésus à tous.   

Ceux qui depuis lors, reçoivent à leur tour le baptême, choisissent de renoncer à Satan et à ses œuvres et de s’attacher à Jésus-Christ pour toujours. La fidélité quotidienne à cette promesse entraîne les fidèles sur le chemin de la sainteté. Anne-Gabrielle, prenant au sérieux les engagements de son baptême, a le regard tourné vers le Ciel et la vie éternelle. C’est pourquoi elle dit : « Je voudrais être une grande sainte, comme sainte Thérèse » (mars 2009) et elle affirme même un peu plus tard : « Je serai sainte ! » (mai 2010). Aucune trace d’orgueil dans ses paroles, seulement la certitude d’atteindre l’objectif fixé.

Ô Jésus, vous avez été baptisé dans l’eau et vous baptisez désormais dans l’Esprit pour faire de nous des fils et des filles de Dieu. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de rester fidèles, jour après jour, aux promesses de notre baptême et de rechercher la sainteté avec autant d’ardeur qu’Anne-Gabrielle. 

 

Deuxième mystère lumineux : les noces de Cana

Fruit du mystère : la confiance en Marie

Peu de temps après son baptême, Jésus est invité à un mariage avec sa mère. La fête se déroule dans la joie autour des nouveaux époux lorsque le vin vient à manquer. Devançant la gêne du maître de maison, Marie se lève discrètement et va trouver les serviteurs, leur recommandant d’obéir en tout à Jésus. Puis elle regagne sa place et fait part à son fils de la situation. Jésus accède à sa demande : il fait remplir d’eau les jarres vides puis il les bénit et commande de servir les invités. Quel étonnement pour les serviteurs car ce n’est plus de l’eau mais du vin ! Et quel étonnement pour les invités car ce vin est excellent.

L’incident survenu au cours des noces de Cana donne lieu au premier miracle de Jésus. Il est aussi l’occasion de manifester aux hommes combien la confiance en Marie porte du fruit. Anne-Gabrielle l’a compris et elle a souvent recours à sa Maman du Ciel. Sûre de sa toute-puissance, elle se tourne vers elle dans la douleur : « Maman, mettez-moi de l’huile du Laus » (28 février 2009) ou lui attribue l’amélioration de son état : « Peut-être que l’aplasie se passe bien car je bois tout le temps de l’eau de Lourdes. » (mars 2009)[1]

Ô Jésus, vous vous êtes laissé toucher par la prière de votre sainte Mère et les serviteurs ont obéi avec foi à ses recommandations. Dans cette dizaine, demandons à notre Maman du Ciel la grâce de nous abandonner à elle, confiants, comme Anne-Gabrielle, en sa puissance et en son amour maternels.

 

[1] Le Laus et Lourdes sont des sanctuaires où la Vierge Marie est apparue.

Troisième mystère lumineux : l’annonce du Royaume de Dieu

Fruit du mystère : la conversion du cœur

Trois années durant, Jésus parcourt sans se lasser les routes de la Palestine. Allant d’une bourgade à l’autre, il accomplit des miracles, chasse les démons, prêche l’évangile, révèle la Loi nouvelle, donne l’exemple du jeûne et de la prière. Il prépare ainsi les cœurs à l’accomplissement du Salut, mission divine pour laquelle il a pris chair. Par ses paroles et ses œuvres, il annonce également le Royaume de Dieu et la rémission des péchés, merveille de l’amour miséricordieux du Père pour ceux qui acceptent de se tourner vers lui, de se convertir.

Au moment où elle prépare sa première communion, Anne-Gabrielle manifeste un grand désir de conversion intérieure et de progrès : « Je voudrais attendre pour faire ma première communion (…) pour pouvoir faire encore plus de sacrifices. Je voudrais passer toute une journée sans faire de bêtises mais je n’y arrive pas » (mars 2009). Elle ne prépare pas son cœur de façon superficielle ou médiocre. Elle veut au contraire un véritable changement dans sa vie, un effort digne de celui qu’elle va accueillir dans son cœur.

Ô Jésus, durant votre vie, vous êtes venu annoncer aux hommes le Royaume des Cieux. Par votre mort, vous en avez rouvert les portes, fermées depuis le péché de nos premiers parents, Adam et Eve. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de changer nos cœurs, avec autant de zèle qu’Anne-Gabrielle, pour avoir part, nous aussi, au Royaume de Dieu.

 

Quatrième mystère lumineux : la transfiguration

Fruit du mystère : le recueillement et la prière

Le temps approche où Jésus va accomplir le sacrifice rédempteur que Dieu lui a confié. Désirant préparer le cœur de ses disciples les plus chers à cette douloureuse épreuve, Jésus emmène Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne. Là, il est transfiguré devant eux. Son vêtement devient éblouissant, Moïse et Elie apparaissent à ses côtés et la voix du Père se fait entendre, révélant à nouveau sa divinité.

 

La contemplation de Jésus transfiguré nous introduit au recueillement et à la prière. Dans les joies comme dans les peines, toute la courte vie d’Anne-Gabrielle est baignée de prière. Elle ne cède pas au découragement mais se tourne toujours avec foi vers Dieu et la Vierge Marie. C’est ainsi que la prière devient comme la respiration de son âme si bien qu’elle affirme avec dévotion : « J’aime bien prier » (mars 2009).

Ô Jésus, du Thabor au Jardin des oliviers, en passant par les sables du désert, vous nous avez montré l’exemple du recueillement et de la prière. Dans cette dizaine, demandons à Marie la force de nous retirer du bruit et des sollicitations du monde pour nous recueillir, veiller et prier. Nous apprendrons petit à petit à aimer la prière, comme Anne-Gabrielle.

Cinquième mystère lumineux : l’institution du sacrement de l’Eucharistie

Fruit du mystère : la dévotion au Saint-Sacrement

Le Christ vit ses dernières heures parmi les hommes. Avant d’entrer dans sa passion, il se rend au Cénacle et se met à table avec les douze. Au cours du repas, il prend du pain, le bénit, le rompt et le donne à ses disciples en disant : « Prenez et mangez, ceci est mon corps ». Il prend ensuite une coupe de vin, il rend grâce et la donne à ses disciples en disant : « Prenez et buvez, ceci est mon sang ». Ce n’est plus du pain, c’est Jésus. Ce n’est plus du vin, c’est Jésus.

Très attachée à Jésus-Eucharistie, Anne-Gabrielle lui manifeste sa dévotion par son désir de lui rendre visite : « Cela fait longtemps que je n’ai pas été dans une église et je voudrais aller voir Jésus. » (avril 2010) ; elle manifeste aussi sa dévotion par son impatience à le recevoir tandis qu’elle prépare sa première communion : « Je veux recevoir Jésus. Vous vous rendez compte qu’Il va venir dans mon cœur, vraiment présent, Lui tout entier. J’ai tellement hâte ! » (mai 2010) ; elle la manifeste enfin par sa joie sans cesse renouvelée le samedi soir : « Demain, je vais communier » (à partir de juin 2010).

Ô Jésus, par la sainte Eucharistie, vous demeurez parmi nous tous les jours jusqu’à la fin des temps. Dans cette dizaine, demandons à Marie la grâce de ne pas négliger ce trésor d’amour et de faire grandir notre dévotion pour Jésus-Hostie par l’assistance à la messe, par des communions bien préparées, par des visites au Saint-Sacrement, par l’adoration eucharistique. Avec Anne-Gabrielle, désirons avec ardeur et piété chacune de ces rencontres.

REFLEXION SUR L’ILLUSTRATION

(à proposer avant la réalisation du coloriage)

 

Quelles personnes est-ce que je reconnais sur ce dessin ?

  • Anne-Gabrielle

  • Dans un premier cercle, une main. On ne voit pas le reste du corps auquel appartient cette main.

  • Dans un deuxième cercle, un Sacré-Cœur.

  • Dans un troisième cercle, une colombe.

 

Que se passe-t-il ?

  • Anne-Gabrielle est en train de grimper une échelle qui part de terre et s’élève vers une nuée qui représente le Ciel. Grimper à l’échelle est un exercice fatiguant qui demande de la force dans les bras et les jambes. Cette échelle représente le chemin de la vie d’Anne-Gabrielle. Ce chemin a été court puisqu’elle n’a vécu que 8 ans mais il a été difficile à cause de la maladie qu’elle a traversée, sans oublier les mille et une petites contrariétés et difficultés du quotidien. En faisant grandir les vertus de piété et de charité dans son cœur, en luttant contre ses défauts, contre la maladie et le découragement avec patience et persévérance, Anne-Gabrielle a gravi les échelons de son chemin vers le Ciel. En tant que baptisés, nous sommes tous invités à la sainteté et donc en route vers le Ciel, comme Anne-Gabrielle.

  • Anne-Gabrielle a le visage levé vers le haut de l’échelle, c’est-à-dire vers le Ciel. Atteindre le Ciel et donc la vie éternelle auprès de Dieu, ce sont là les grands objectifs de sa vie. Elle regarde vers le but pour y puiser force et courage. Au-dessus de la nuée, figurent trois cercles. Ils représentent les trois personnes de la sainte Trinité :

    • La main qui bénit le ciel, la terre et toute la création représente Dieu le Père.

    • Le Sacré-Cœur brûlant d’un feu d’amour, entouré d’une couronne d’épines et surmonté d’une croix, représente Dieu le Fils, c’est-à-dire Jésus.

    • La colombe représente le Saint-Esprit qui répand ses sept dons figurés par sept flammes.

    • La sainte Trinité répand des rayons lumineux qui illuminent Anne-Gabrielle et qui la guident sur sa route vers le Ciel.

  •  Un chapelet encadre l’illustration avec les cinq dizaines des mystères lumineux.

     

Mystères lumineux.jpg